Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 16:27

A l’heure où toute la France est focalisée sur la question des retraites, la CR rappelle :

 

- Qu’elle a toujours soutenu un système par répartition pour une retraite de base identique pour tous et suffisante pour assurer à tout retraité les moyens nécessaires de subsistance. Cette retraite de base doit être complétée par un système de couverture individuelle par capitalisation garantie par l’Etat.

 

- Que, dans un pays qui a construit ses institutions sur l’égalité et la fraternité, il est intolérable de traiter les anciens qui l’ont nourri par un travail difficile et pénible en leur accordant des retraites dont la moyenne est inférieure à 650 € par mois.

 

- Qu’avec un actif cotisant pour cinq retraités en agriculture, l’exception agricole est à bout de souffle et que, pour l’agriculture mais aussi pour les autres secteurs, le système de protection sociale à la française et l’emploi ne pourront être sauvés que par une réforme de fond.

L’assiette des cotisations doit être déplacée du travail vers la consommation par la mise en place d’une taxe affectée sur les achats : la TVA sociale.

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 16:26
Par CR Midi Py
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 16:16

 

Monsieur le Président,

 

Dans un courrier interne à la FNSEA qui a été largement publié via internet et les journaux de votre réseau, vous revenez sur les événements du SPACE. Par des mots empreints de violence, vous entendez réduire les syndicats adverses à un rôle de destruction et ainsi à leur nier tout crédit. Quelle hypocrisie ! Il est en effet facile de blâmer, de critiquer les débordements proférés par les autres. Mais venant d’un dirigeant d’une organisation qui n’est pas vierge de tout débordement, c’est plutôt mal venu (1999 – destruction du bureau du Ministre de l’environnement au ministère ; 2008 actions des laitiers dans les supermarchés, entre autres exemples). Et vous continuez : « on n’a jamais vu SUD casser le stand de la CGT ». C’est vrai, mais simplement parce que la CGT n’a jamais demandé la baisse du SMIC !

 

La provocation atteint son paroxysme lorsque vous affirmez respecter le pluralisme syndical et estimez que celui-ci est appliqué dans toutes les instances publiques. Quelle mauvaise foi quand on voit la manière dont le syndicat dont vous êtes le président assure une quasi hégémonie avec une représentation sans rapport avec la réalité syndicale ! Cette réalité est que le syndicalisme majoritaire est constitué de deux syndicats d’exploitants agricoles, les JA et la FNSEA, chacun pesant 26,5% des voix des agriculteurs français ! 

Ces deux syndicats et leurs satellites occupent par exemple 80 % des sièges alloués aux syndicats agricoles au Conseil Economique, Social et Environnemental. Est-ce cela le respect de la démocratie et du pluralisme syndical ? D’autant plus que ces sièges sont souvent vides ! Lors de la récente réforme qui a retiré des sièges à l’agriculture, vous avez réussi à faire supprimer 2 sièges aux minoritaires, qui deviennent encore plus sous-représentés.

 

Pourquoi plus de 40 % des agriculteurs qui ont exprimé leur suffrage lors des élections professionnelles de 2007 ne sont-ils représentés au sein de leurs instances professionnelles qu’à hauteur de 10 %(1) ? Et encore moins à l’APCA puisqu’ils ne sont représentés que par 3 % des voix !

 

Concernant la négociation collective, la FNSEA méprise totalement les autres syndicats, eux aussi constitués par des employeurs, puisque par le fait du Prince (pas vraiment démocratique) elle assure à 100 % la représentation des employeurs en agriculture dans toutes les instances de dialogue social. Elle a en 2002 créé à sa main  l’association PROVEA dont le siège et le standard téléphonique sont ceux de la FNSEA. Celle-ci collecte une cotisation rendue obligatoire de 0,20 % de la masse salariale agricole (environ 10 millions d’€ par an) payée par tous les employeurs. Quelle est l’utilisation de ces fonds sans aucun contrôle? Nous savons que 25 % sont rétrocédés aux syndicats de salariés, mais pour les 75 % restants, seule la FNSEA le sait.


 

M. Lemétayer, vous affirmez n’avoir jamais fermé la porte au dialogue, y compris dans le dossier très sensible de la représentation des producteurs au sein de l'interprofession laitière. Dans ce cas, pourquoi avez-vous demandé publiquement à M. Barnier, alors ministre de l’Agriculture, de ne pas ouvrir les interprofessions ? Faut-il rappeler en effet que vous avez déclaré lors du congrès de la FNPL en avril 2008 : « En son temps, j’avais convaincu Jean Glavany sur cette question du pluralisme » et « Je vous le dis avec solennité, Monsieur le Ministre : n’en profitez pas pour poser le débat, aussi inutile que contreproductif, de la participation des syndicats minoritaires dans le collège de la production ».

 

Vous présentez les interprofessions comme « une richesse de notre démocratie politique, économique et sociale ». Parlons-en ! Les interprofessions sont censées réunir les représentants des producteurs et des transformateurs. Prenons l’exemple du CNIEL. Face à la transformation (FNCL/FNIL), un seul syndicat représente les producteurs de lait : la FNPL (émanation de votre syndicat). Non seulement, elle ne représente qu’environ un producteur sur deux, mais en plus, près du tiers de ses dirigeants sont aussi dirigeants de coopératives. Des postes de droit sont même réservés à la FNCL, représentation des coopératives transformatrices de lait, tant au sein du Conseil d’Administration que du Bureau de la FNPL… Démocratie politique dites-vous ? Pour nous, c’est de la manipulation politique !

 

Lorsque vous rappelez que les interprofessions sont des instances de droit privé et que la FNSEA n’y siège pas, vous êtes d’une hypocrisie totale : la FNPL n’est-elle pas adhérente de la FNSEA ? Et ce, pour la modique somme de près de 400 000 € en 2008 ? Si la FNPL n’est pas la FNSEA, pourquoi l’OPL, également syndicat de producteurs laitiers, ne pourrait-elle pas siéger au même titre que cette FNPL ? Car ce n’est pas la CR qui demande à siéger au CNIEL, mais bel et bien l’OPL, qui a pourtant reçu une fin de non recevoir lors de ses demandes réitérées d’entrer au CNIEL.

 

Beaucoup se demandent comment les agriculteurs français, dotés de tant d’atouts, ont pu se mettre dans une situation aussi catastrophique. La réponse réside dans ce comportement hégémonique et cogestionnaire. La responsabilité ne peut pas en incomber aux seuls responsables politiques qui ont, par le fait des alternances, beaucoup varié au cours des 30 dernières années. Le fil conducteur est bien celui de décennies de syndicalisme totalitaire qui a imposé sa politique agricole et agroalimentaire. Si la cogestion est par essence discrète, elle avait été outrageusement affichée par D. Bussereau, ancien ministre de l’Agriculture, qui avait déclaré être allé « prendre sa feuille de route » à la FNSEA lors de sa prise de fonction !

 

C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous vous considérons, en tant que Président de ce syndicat, comme responsable de la situation actuelle de l’agriculture française et de la disparition de tant d’agriculteurs. Devant un tel échec, il nous semble d’autant plus regrettable que vous fermiez à ce point la porte aux visions différentes que portent les syndicats minoritaires.

 

François Lucas

Président de la Coordination Rurale

 

 

 

 

(1) Compte des sièges détenus par la FNSEA et les JA pour les exploitants, retraités, MSA, Coopération, Crédit agricole opposé au nombre de sièges détenus par les autres syndicats pour les mêmes catégories.

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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 11:17

Lors de l’Assemblée générale des gestionnaires d’estives des Hautes-Pyrénées, les élus se sont dits très préoccupés par la disparition de l’élevage dans nos montagnes et des éleveurs transhumants (60 % ont plus 50 ans). Ce qui les inquiète surtout c’est que si l’espace n’est plus entretenu, la montagne se transformera en de vastes broussailles très sensibles aux incendies et selon eux, le manque de touristes va se faire ressentir.

Il est, par exemple, surprenant de voir dans la vallée de Lesponne, juste en dessous du Lac Bleu, l’avancée impressionnante de la forêt jusqu’à la limite du bâti. Autrefois cette limite était régulée par l’élevage et aujourd’hui pour remplacer les animaux on emploie des moyens mécaniques considérables (jusqu’à 2000 € l’hectare).

Les élus sont prêts à aller démarcher des éleveurs de départements voisins pour les installer sur les estives des Hautes-Pyrénées. La CR 65 est atterrée de voir que le vrai problème ne présente que trop peu d’intérêts. Personne ne se soucie de l’urgence de valoriser et de rendre attractif l’élevage dans nos montagnes, rendant aussi la dignité aux éleveurs.

Pour sauver le tourisme, nos élus doivent d’abord sauver l’élevage.

 

Michel Jouanolou, Président de la CR 65 – 06 16 95 93 37

Par CR Midi Py - Publié dans : CR 65
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 11:01

Un coup dur contre les agriculteurs de la vallée de la Grande Barguelonne

 

Depuis samedi 21 août, les irrigants de cette vallée du Quercy blanc sont soumis à un traitement particulier de la part des autorités départementales. Jusqu’ici, malgré l’extrême sévérité des restrictions lotoises (nettement plus strictes que dans les départements limitrophes), il existait une dérogation pour les cultures spécialisées (melon, pépinières, cultures porte graines, tabac). Elle soulageait les petites et moyennes exploitations pour lesquelles ces cultures sont vitales.

Or une directive étonnante vient de tomber : la suppression de cette dérogation uniquement pour les irrigants de la vallée de la Grande Barguelonne !

 

Dans cette vallée, l’inquiétude n’a d’égal que le désarroi qu’elle provoque. Pourquoi seuls les agriculteurs de cette région ? Si les autorités se justifient en invoquant les retenues collectives récemment réalisées, nous rappellerons que les irrigants ont abandonné en contrepartie les 2/3 de leurs droits de pompage sur la nappe existant dans ce bassin. Ils sont bien mal récompensés de leurs efforts, puisqu’on leur coupe également l’accès au dernier tiers restant disponible !

 

Les services de l’eau du Lot montrent par cet arrêté le peu de considération qu’ils ont envers les agriculteurs et, chose surprenante, surtout contre ceux de la Grande Barguelonne.

La CR46 demande le rétablissement immédiat de la dérogation permettant d’apporter de l’eau la nuit, aux cultures spécialisées.

 

En effet, la situation hydrologique du département n’est pas alarmante. La preuve, aucune mesure de restriction  n’a été prise concernant les arrosages de pelouses, lavage de voitures et autres utilisations pour loisirs …

 

 

Par CR Midi Py - Publié dans : CR 46
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:53

Ce vendredi 23 avril, la Coordination Rurale de l’Aveyron a reçu le député Yves Censi sur une exploitation aux portes de Rodez.

 

Il a été longuement question de la Politique Agricole Commune et du projet de Loi de Modernisation de l’Agriculture pour lequel la CR propose de nombreux amendements. En effet, Les axes principaux de cette nouvelle loi sont : les contrats et l’assurance récolte. Ces deux propositions sont défendues par des lobbies puissants : industriels et assureurs. Par ses amendements la CR espère bien évidement protéger l’agriculteur. Vous trouverez le détail des propositions en pièce jointe.

 

Yves Censi a été également attentif au délicat problème de la gestion du foncier et de l’accès à la terre. En toute liberté et indépendance, nous avons pu lui expliquer comment les CDOA, la SAFER sont des carcans que nous dénonçons, nous simples agriculteurs, représentants syndicaux, qui ne gérons pas de structures agricoles, ni de coopératives, ou de sociétés.

 

   

Le président de la CR 12

Francis GALTIER – 06 80 17 85 09– coordination.rurale12@nordnet.fr

Par sophie - Publié dans : CR 12
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:49

Une délégation de la CR 82 a été reçue par le Préfet. Les représentants agricoles ont exposé la situation catastrophique générale dans laquelle se trouve depuis trop longtemps les agriculteurs ainsi que leurs attentes.

 

La réponse du Préfet a été claire : l’Etat n’abandonnerait pas l’agriculture et les agriculteurs. Cependant, selon lui, il faut se montrer patient et d'ici quelques années, avec l’augmentation de la population mondiale, l’agriculture retrouverait une place centrale dans les enjeux du 21e siècle.

 

Ce à quoi la CR82 a répondu qu’il ne fallait rien attendre de la vocation exportatrice. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité d’avoir des prix rémunérateurs afin que les agriculteurs puissent vivre de leur travail. Les agriculteurs ne peuvent plus attendre : sans salaire aujourd'hui, il n'y aura plus d'agriculteurs demain.

 

Sophie Michaux – 06 73 56 51 82 – midipyrenees@coordinationrurale.fr

Par sophie - Publié dans : CR 82
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:48

En tant que véritables professionnels  Monsieur EDELSTEIN et l'équipe du cirque PINDER présentent depuis de nombreuses années des animaux dans la plus pure tradition du cirque. Cette réussite ne pourrait avoir lieu si au delà d'un travail quotidien et de grandes compétences dans le dressage ne s'étaient instaurés un respect et une reconnaissance réciproque entre l'homme et l'animal.

 

Malgré cette évidente réussite, un certain nombre d'associations censées défendre le "bien être animal", appuyées par des activistes animaliers, s'insurgent contre la présence d'animaux sauvages dans les cirques. Demain ces mêmes individus, méconnaissant totalement le travail des professionnels, brandiront sous n'importe quels prétextes "la notion d'assistance aux animaux" et essayeront par tous les moyens d'empêcher les éleveurs agricoles de travailler.

 

La Coordination Rurale soutient le cirque PINDER dans son combat qui est aussi le sien. Elle s'opposera à toute ingérence de la part de pseudos spécialistes du monde animal, convaincue que les professionnels du cirque comme les professionnels agricoles sont à même d'apporter toute l'attention qu'il se doit aux différentes espèces.

 

Patrick de Pérignon – 06 07 74 02 03 – midipyrenees@coordinationrurale.fr

Par sophie - Publié dans : CR 31
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 14:47

Nos professionnels de la représentation ont beau minimiser la gravité de la situation économique des éleveurs aveyronnais, cela ne nous empêche pas de ressentir chaque jour l’étau qui se referme sur nous. Ces constatations, qui pourraient être assimilées à des propos pessimistes et décourageants sont tout, sauf cela. Ce n’est pas en se voilant la face qu’il est plus facile de réagir, bien au contraire.

 

La CR12 est convaincue que l’élimination programmée d’un tiers des éleveurs d’ici quelques semestres est une grave erreur. Consciente et préoccupée des conséquences d’un manque flagrant de pluralité de sources d’information des agriculteurs, nous nous battons pour faire cesser notre stupéfiante capacité de soumission.

 

Dès que notre demande de rencontre avec Madame la Préfète sera acceptée, soyez sûr de notre conviction à débattre avec la nouvelle représentante de l’Etat dans ce département des différents sujets, tels que les monopoles néfastes, les dangers de la contractualisation et de l’intégration qui s’en suit ou la spoliation de notre outil de production.

 

Le président de la CR 12

Francis GALTIER – 06 80 17 85 09– coordination.rurale12@nordnet.fr

Par sophie - Publié dans : CR 12
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 10:55

Lors de sa visite à Espalion vendredi dernier, la Coordination Rurale 12 a trouvé pertinent  de rencontrer les représentants du Ministère de l’Espace Rural et de l’Aménagement du territoire.

 

Après avoir préalablement pris rendez vous, la rencontre s’est déroulée cordialement et efficacement avec le conseiller en charge de l’espace rural, cet interlocuteur privilégié qui fait la synthèse et le compte rendu au ministre.

 

Nous avons cru bon de rappeler le rôle indispensable des agriculteurs, touchés comme beaucoup d’autres professions, et malgré la beauté de notre métier, par une détresse morale et/ou financière affligeante.

 

Mais cette profession souffre d’un mal qui n’est pas nouveau, surtout si on aborde le délicat problème de l’accès et de la gestion du foncier. En toute liberté et indépendance, nous avons pu lui expliquer comment les CDOA, la SAFER sont des carcans que nous dénonçons, nous simples agriculteurs, nouveaux représentants syndicaux, ne gérant pas de structures agricoles, ni de coopératives, ou sociétés.

Serait ce la raison pour laquelle, cette rencontre a été simple à réaliser, comme un coup de fil, avec en plus, le plaisir de voir Mr le Ministre venir spécialement nous saluer ?

 

 

Le 30 novembre 2009

 

 

Francis Galtier

Président de la CR12

Par sophie - Publié dans : CR 12
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