Vendredi 15 mai 2009

Il y a maintenant plus de deux ans que la CR12 est présente à chaque session de la chambre d’agriculture. Son déroulement, et la présentation du semestre écoulé se passent habituellement d’une façon cordiale. A condition de ne pas aborder certains points financiers.

 

Et s’il y a bien un sujet qui a l’air d’horripiler le président de la chambre et le nouveau président de la FDSEA c’est bien celui là, pourquoi ? Au regret de leur déplaire, nos questions et nos avis ne se limitent pas aux problèmes posés par la FCO, le lait de vache, les zones vulnérables ou les énergies renouvelables.

Nous renouvelons inlassablement notre exigence de voir les 11 millions € de budget enfin gérés par une commission des finances, commission à laquelle seraient associés des représentants de la Confédération Paysanne et de la Coordination Rurale sans oublier les propriétaires fonciers, principaux contributeurs au budget.

 

Pourquoi le président de la chambre d’agriculture, qui est aussi depuis le 1er octobre 2006 gérant de la société qui a acheté pour 4,3 millions € les murs à Groupama, ne répond-il pas à nos préoccupations légitimes sur d’éventuels conflits d’intérêts ? Nous constatons une superposition de sociétés et d’intervenants tantôt privés, tantôt publics, ce qui nous interpelle. Pourquoi ne pas expliquer clairement les montages financiers ?

 

A la question posée par la CR12 : quel a été le montant emprunté pour cet investissement (l’achat du bâtiment de la chambre d’agriculture) ? Les présidents de la chambre d’agriculture et de la FDSEA sont restés muets et n’ont pas daigné répondre…

 

 

Francis Galtier

Président de la CR12

Par sophie
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Vendredi 15 mai 2009

Vendredi 24 avril, nous avons appris qu’il y avait de « vrais et bons sujets » à débattre tels que les zones vulnérables (contrairement aux finances de la chambre d’agriculture).

 

Parmi les plus hauts responsables agricoles de ce département, un vice-président de la chambre se dit « passablement excédé » par les contraintes qui pèsent sur les éleveurs et annonce fermement son intention de se battre contre ces excès !

C’est effectivement une bonne idée, très porteuse syndicalement, pour venir en aide aux agriculteurs assommés par les contraintes administratives et croulant sous les dettes induites par des mises aux normes très coûteuses.

 

La CR12 estime qu’il est temps de façonner une nouvelle image des agriculteurs et d’enrayer cette étiquette de « pollueurs » qui leur est injustement collée et de les prendre pour les dindons de la farce. C’est la raison pour laquelle nous rappelons pour la 2nde fois aux agriculteurs, citadins, associations environnementales, que les analyses d’eau révélaient un taux de nitrates largement en dessous des normes des 50 µg/litre dans tout le département de l’Aveyron. Il n’y a donc aucun problème concernant un éventuel excès de nitrates aussi bien sur les eaux superficielles que souterraines.

 

C’est uniquement d’une façon volontaire (pour rapporter des services payant à la chambre, Dexel,..) que ce classement en zone vulnérable a été décidé par les élus chambre d’agriculture. La CR12 juge donc étonnant que ces mêmes personnes soient aujourd’hui excédées par les contraintes qu’elles ont elles-mêmes engendrées.

 

Nous laissons les agriculteurs concernés apprécier le travail de leurs élus au sein de leur chambre consulaire dans des années qui ne sont pas si lointaines …

 

 

 

Francis Galtier

Président de la CR12

Par sophie
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Mardi 28 avril 2009

L’European Milk Board                             

 

 

 

 

Bahnhofste.31 HAMM NRW D 59065                                                                 

Tél: 00 49 2381 43 604 95 – Fax: 00 49 2381 43 611 53                                   
 
office@europeanmilkboard                     


Le 29 avril, les producteurs de lait européens

se mobilisent pour leur survie

 

 

Dans toute l’Europe, les producteurs de lait sont une nouvelle fois confrontés à une baisse des prix qui menace leur survie même.

 

Il est urgent de réagir !

 

Le 29 avril, les producteurs de lait européens iront à la rencontre des consommateurs et des représentants de l’Etat pour les sensibiliser à leurs problèmes

 

En France, des représentants de l’Organisation des Producteurs de Lait (OPL) se rendront en délégation auprès des préfets pour leur transmettre une lettre de doléances signée par des milliers de producteurs laitiers. Cette lettre réclame la prise en compte des demandes de l’European Milk Board (EMB), seule façon de s’assurer que, demain, les Européens pourront encore bénéficier d’un approvisionnement en lait de qualité*.

 

Des actions de sensibilisation à destination des consommateurs seront organisées en parallèle devant un certain nombre de préfectures à travers toute la France.

 

A Rodez, le rendez vous est pris à la Préfecture avec l’APLI à 10h30

 

Lundi 27 avril 2009 à 10 h 30

 

 

 

Contact presse :

Sophie Michaux 06 73 56 51 82

o.p.l@wanadoo.fr

 

 

 

(*) L’OPL et l’EMB réclament le maintien des quotas laitiers et le droit des producteurs à gérer eux-mêmes leur production, à l’échelle européenne, pour l’adapter à la demande. C’est seulement ainsi qu’il leur sera possible d’obtenir un prix équitable et rémunérateur de 40 cts d’euro le litre.

                                 
Par sophie
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Mardi 28 avril 2009

Madame, Monsieur,

Cher collègue éleveur

 

Le IIIe congrès de l’OPL, qui a réuni plus de 400 éleveurs laitiers venus de toute la France le jeudi 2 avril 2009 à Guémené-Penfao, a permis de mesurer la situation dramatique du marché du lait.

 

Des producteurs de l’European Milk Board (EMB) sont venus affirmer leur soutien aux éleveurs français : la question du prix du lait est un problème européen et la réponse doit donc être européenne. Des laiteries belges proposent désormais un prix à 18 centimes le litre !

 

La situation est intenable et menace la survie même de la production laitière européenne.

 

Il est urgent de réagir !

 

L’Organisation des Producteurs de Lait (OPL) et l’EMB réclament le maintien des quotas laitiers et le droit des producteurs à gérer eux-mêmes leur production, à l’échelle européenne, pour l’adapter à la demande. C’est seulement ainsi qu’il leur sera possible d’obtenir un prix équitable et rémunérateur.

 

Une journée d’action est programmée à l’échelle européenne le 29 avril pour soutenir la dynamique initiée par le succès de ce congrès. Nous savons qu’il est difficile pour vous de quitter vos exploitations. C’est pourquoi nous vous proposons de soutenir cette action à distance. Vous trouverez ci-joint un courrier de protestation à l’attention de votre préfet. Complétez-le et transmettez-le au représentant local de l’OPL (voir coordonnées plus bas) au directement à la Préfecture. Nous transmettrons tous les courriers reçus en délégation le 29 avril et nous vous invitons à nous rejoindre ce jour-là si vous le pouvez.

 

Cher collègue laitier, il est indispensable de se mobiliser massivement. L’OPL a la volonté de vous défendre mais elle ne peut pas le faire sans vous. Cette action doit être un coup de semonce pour les industriels et les politiques. Elle doit montrer que les éleveurs laitiers ne se laisseront pas détruire à petit feu et qu’ils sont prêts à déclencher une grève européenne du lait.

 

 

Par sophie
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Mardi 28 avril 2009

Nom :

Prénom :

Adresse :

 

Date :

 

Monsieur le Préfet de………..

…………………………………

…………………………………

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Producteur laitier, je viens vous exprimer par ce courrier ma colère et ma détresse. En effet, ma situation est dramatique. Une réglementation de plus en plus contraignante m’a imposé une mise aux normes coûteuse. Or, je dois maintenant supporter des baisses de prix inacceptables et des hausses de charges que je ne peux plus assumer. Je suis dans une situation désespérée. Non seulement, il m’est impossible de faire vivre ma famille, mais mon exploitation, qui est mon seul capital, est lentement mais sûrement dévalorisée. Dans peu de temps, je n’aurai plus rien !

 

Ma situation exige une réponse claire et urgente, faute de quoi je serais obligé d’arrêter de produire. Ce ne serait pas par choix, mais par obligation. Je veux que mon travail soit reconnu et que mon lait, qui est un produit de qualité, soit payé à son juste prix. Je ne crois plus aux annonces concernant des aides ou des subventions car j’ai vu que ces solutions ne fonctionnent pas. Aucune mesure financière ne compensera une mauvaise politique agricole. C’est la politique elle-même qu’il faut changer. En ce temps de crise, l’agriculture a besoin de perspectives. J’ai besoin de perspectives.

 

La France au sein de l’Union européenne est-elle enfin décidée à mettre en place une réelle maitrise de la production et une régulation du marché afin de me garantir un prix juste et équitable de mon lait produit 365 jours par an, y compris les dimanches et les jours fériés ? Si rien n’est fait pour garantir des perspectives aux producteurs de lait, les conséquences vont être très rapides : la quantité de lait produit en France et en Europe va diminuer et le chômage va augmenter. En France, la filière lait représente 300 000 emplois.

 

Monsieur le Préfet, si les pouvoirs publics n’apportent pas rapidement une réponse à la hauteur de mes attentes, croyez bien que, même découragé, je ne disparaîtrai pas sans rien faire. Mes voisins, mes collègues français et européens, sont dans la même situation que moi, qu’ils produisent 150 000 litres ou 800 000 litres ; nous sommes tous déterminés à manifester massivement et à cesser de livrer notre lait.

 

Sans production en France et en Europe, le ministre de l’Agriculture devra expliquer aux citoyens pourquoi on en est arrivé là et justifier l’importation massive de lait de qualité douteuse. Il devra par ailleurs trouver une alternative pour gérer l’entretien des espaces ruraux.

 

Nous le savons tous : personne n’a intérêt à ce que les producteurs disparaissent ! L’avenir passe par un changement radical de la politique agricole. J’attends donc que les pouvoirs publics dont vous êtes le représentant apportent une réponse précise et rapide à ma situation de détresse. Je compte sur vous pour être le porte-parole de cet appel urgent auprès des plus hauts représentants de l’Etat.

 

 

Signature

Par sophie
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Vendredi 28 novembre 2008
Madame, Monsieur, Vous êtes appelé, si vous êtes agriculteur employeur de main d’œuvre, à voter dès maintenant par correspondance et jusqu’au 3 décembre pour vos représentants au conseil de prud’hommes. Pour la première fois, la Coordination Rurale présente une liste au Conseil des Prud’hommes, il s’agit d’agriculteurs comme vous, proches de vos préoccupations et à votre écoute. Leur priorité sera de vous informer et de vous défendre, face aux exigences d’un droit du travail de plus en plus complexe. L’engagement des candidats CR sera axé sur la lutte pour l’allègement des charges des employeurs de main d’œuvre avec la promotion de la TVA sociale et sur la gestion transparente des fonds prélevés sur les employeurs. Pour peser sur le débat, défendre ces idées et votre dignité, la Coordination Rurale a besoin de vous. N’hésitez plus, votez dès maintenant pour la liste des Juges de Terrain de la Coordination Rurale. Vous remerciant pour votre soutien, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sincères salutations.
Par sophie
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Jeudi 20 novembre 2008

ca bouge aussi dans l'Est !!

Par sophie
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Jeudi 20 novembre 2008
Site à diffuser !!
Par sophie
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Jeudi 20 novembre 2008

 

 Sur la base de 300 € / 1000 L de lait

 

Si tu acceptes la baisse appliquée dès aujourd’hui par les laiteries de 30 € / Tonne

C’est 10 % du prix et donc 10 % du lait que tu produits qui n’est pas payé

Tu acceptes de perdre 1 tank à lait par mois

(le ramassage se fait tous les 3 jours, il y a donc 10 tank par mois)

 

1 tank/ mois x 12 mois = 12 tanks / an

3 jours de traite/mois x 12 = 36 jours / an de travail pour rien

                                      (… pour le compte de la laiterie !)

 

Ainsi pour 10 % de baisse sur l’année, tu peux « jeter » 12 tanks/an = 36 jours de grève.

Une baisse de 10 % sur l’année autorise à faire la grève du lait pendant 36 jours sans rien perdre de plus.

 

Alors même l’éleveur en difficulté peut faire la grève pendant 36 jours !

Imagine si demain la baisse est de :

60 € / Tonne (soit 20 % du prix) tu perds 6 jours de traite par mois soit 24 tanks par an

90 € / Tonne (soit 30 % du prix) tu perds 9 jours de traite par mois soit 36 tanks par an

 

Prévision de baisse des industriels laitiers (source EMB)

Baisse de 70 € pour le dernier trimestre 2008 (il y a déjà – 30 € pour octobre)

Baisse jusqu’à 110 € pour la fin du 1er trimestre 2009

 

La grève est la seule méthode à efficacité immédiate pour POUVOIR NEGOCIER UN PRIX REMUNERATEUR.

 

GREVE

PAS DE GREVE

Eleveur

Laiterie

Eleveur

laiterie

Perte réelle choquante

Perte réelle choquante

Perte réelle masquée

Bénéfice

Laiterie à genoux

ON PEUT NEGOCIER

Producteur à genoux

ON NE PEUT PAS NEGOCIER

 

En retenant 30 % de la production pendant 8 jours, les Allemands, via l’EMB, sont passés de 280 €/T à 400 €/T

 

EMB European Milk Board

14 pays européens

90 000 Producteurs de lait

35 % de la production laitière européenne

 

 

Par sophie
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Mardi 18 novembre 2008

La CR 82 encourage et soutient sans restriction le mouvement des « producteurs laitiers indépendants en colère » né à l’écart de toute sensibilité syndicale et profondément inspiré des propositions de la grande organisation européenne l’EMB *.

C’est au sein de ce mouvement volontaire et déterminé réuni à St Nauphary que la  moitié des producteurs de lait de Tarn et Garonne ont commencé dès ce matin 17 novembre la GREVE DU LAIT. 5000 L de lait ont été déversés notamment sur la ferme de Labéjo.

Ainsi donc le Tarn et Garonne, l’Aveyron, le Tarn, la Lozère, la Haute Loire, le Lot et Garonne, les Hautes Pyrénées, le Cantal, l’Ardèche … Le mouvement va gagner tentaculairement la Bretagne, la Normandie …

 

Le Calcul est simple :

Sur une base de 300 € les 1000 Litres de lait, si le producteur accepte de perdre 30 € ; il accepte de perdre 10% de son revenu. Cela revient à perdre 1 tank par mois.

Un tank représente 3 jours de production. 3 jours par mois sur un an cela fait 36 jours de perdu. Autant ne pas livrer le lait pendant un mois pour avoir un outil de pression. Sans rien de plus pour l’éleveur, il est alors facile même aux éleveurs économiquement les plus fragiles de faire la grève et de rejoindre massivement le mouvement.

 

Tapis rouge pour pouvoir négocier le prix du lait. La mise en place d’observatoire des prix de tout poil est désuet. Seule la grève du lait est exclusive et efficace, inévitablement profitable à l’éleveur.

 

« Pâquerette » contracterait-elle une soudaine mammite foudroyante, au point de ne plus vouloir se laisser traire ?

 

OUVREZ LES VANNES !!

 

Michel LEMOUZY

Président de la CR 82

Par sophie - Publié dans : CR 82
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