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Vendredi 18 août 2006

 

Enfin des comptes

 

 

 

 

 Le syndicat agricole Coordination Rurale 12 est heureux d’apprendre que les comptes de l’association sécheresse 2003 sont enfin clôturés, cf articles parus dans Centre Presse et la Dépêche du midi du 4 aout 2006 .

 

 

 

Avec 6.676.123 € de chiffre d’affaire et près de 2.450.000 € d’aide de l’Etat, la CR 12 estimait qu’il était normal qu’une comptabilité soit tenue et que les comptes soient accessibles.

 

 

Les 30 000 € restant en caisse sont plus utiles aux agriculteurs que nulle part ailleurs.  

 

 

La CR 12 rappelle, que le dispositif mis en place par l’association sécheresse 2003 n’était pas exclusif. Chaque éleveur pouvait réaliser des achats à titre individuel, sans passer par l’association, et bénéficier alors des aides de l’Etat de 45 €/Tonne (0,30 F/kg).

 

 

 

 Beaucoup l’on fait payant en novembre 2003 de la paille à 0,75 Fr/kg rendu, on enlève l’aide de l’Etat de 0,30 Fr soit 0,45 Fr / Kg payé par l’éleveur.

 

 

 

 En passant par l’association ; nous apprenons que la paille avait un coût de 0,95 Fr / kg en enlevant l’aide de l’Etat toujours de 0,30F/kg, le total payé par l’éleveur s’élève à 0,65 Fr/Kg.

 

 

 

Si l’association avait également pour objectif d’éviter les spéculations sur le marché local de la paille, on ne peut que remarquer que cet objectif n’a pas été atteint.

 

 

 

                                                         Francis Galtier

 

 

 

 

 

Par CR 12 - Publié dans : CR 12
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Vendredi 30 juin 2006

Revenu agricole 2005 : encore la baisse !

 

 

 

Les prévisions ne font malheureusement que se confirmer : la baisse du revenu des agriculteurs en 2005 devrait être de -13%. Aucune autre catégorie professionnelle n’a connu l’an dernier une chute aussi brutale de son revenu.

 

 

Ce constat accablant montre que la PAC n'est plus tenable. Il importe de rendre de toute urgence aux agriculteurs des perspectives, avant qu'une véritable catastrophe économique ne transforme les campagnes en friches. Les agriculteurs sont indignés par l'incurie politique des gouvernants français et européens qui plongent l'agriculture dans une crise de rentabilité depuis 7 ans, et ce malgré toutes les bonnes intentions affichées par les gouvernements successifs.

 

 

Les agriculteurs ne sont pas dupes de la situation. Ils exigent une politique agricole d’avenir, et non des soins palliatifs visant à les faire disparaître sans trop de souffrances.

 

 

La Coordination Rurale demande que ses propositions pour une PAC du XXIè siècle* soient évaluées par le Gouvernement Français et proposées à l’Union Européenne. Principal pays agricole européen, la France doit prendre des mesures urgentes et courageuses afin de rendre l’espoir à ses agriculteurs.

 

 

 

* voir les propositions sur le site www.coordinationrurale.fr

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Vendredi 30 juin 2006

Proposition des JA : toujours plus de contraintes

 

 

 

Les propositions des JA concernant l’installation en agriculture sont jugées inacceptables par la Section Jeunes de la CR. En effet, elles impliquent une multiplication des obligations qui ne faciliteront en rien la création de nouvelles exploitations, bien au contraire.

 

 

La lourdeur des démarches pour obtenir l’aide à l’installation (Dotation Jeune Agriculteur) est aujourd’hui le principal frein au développement des installations. Avec la validation de compétences (test écrit ET entretien), les jeunes agriculteurs de la FNSEA veulent innover : il faudrait d’abord prouver qu’on est compétent, ensuite le résultat d’exploitation suivra ! Alors que tout candidat à l’installation doit fournir de nombreuses garanties (niveau de formation, stages de 6 mois et de 40 heures, etc.) et que ses capacités scolaires sont sanctionnées par un diplôme, le recours à la validation des compétences représente un obstacle administratif supplémentaire à l’installation, sans pour autant améliorer le dispositif.

 

La Section jeunes de la CR y décèle une fois de plus la tendance du syndicalisme majoritaire à « verrouiller » l’accès à l’agriculture et à s’imposer comme intermédiaire conseillé, voire obligé, pour les candidats à l’installation. Ceci est d’autant plus inacceptable lorsque l’on sait que près d’une installation sur deux en France se fait sans aide.

 

 

Par ailleurs, le mode de calcul de l’indice de pluriactivité basé sur le revenu agricole proposé par les JA est déraisonnable. L’adopter serait prendre le risque de le voir changer d’une année à l’autre et que le statut du jeune s’en trouve totalement modifié. Les jeunes de la CR désapprouvent totalement les nouveaux obstacles à l’installation des pluriactifs mis en place par les JA. La pluriactivité est malheureusement inévitable avec une mauvaise PAC qui ne permet pas une juste rémunération des agriculteurs.

 

 

De plus, la proposition d’un forfait unique amène la Section jeunes de la CR à rappeler qu’il est indispensable de relever le plafond fiscal de passage du forfait au réel de 76 300 à 450 000€, pour l’indexer sur l’évolution des prix depuis les années 70.

 

 

Cependant, la section Jeunes de la CR se félicite de l’adoption, lors de l’examen de la LOA (Loi d’Orientation Agricole), de la mesure permettant l’accès pour tous les Jeunes Installés (avec ou sans aides) au Crédit Transmission, qui permet à un exploitant de céder plus facilement son exploitation à un jeune agriculteur. En ne défendant pas cette mesure utile, les JA ont encore perdu une occasion de promouvoir l’installation des jeunes…

 

 

 

 

Le 28 juin 2006 à 09 h 35

 

Par CR - Publié dans : crmidipyrenees
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Jeudi 11 mai 2006

Sécheresse(s)

 

Si la Coordination Rurale ne vous le dit pas, qui vous le dira ?

 

 

Il y a quelques mois la Coordination rurale de l’Aveyron relatait ses difficultés à obtenir certains documents publics. Notamment la comptabilité de l’association créée en 2003 qui avait pour objet de prendre en compte les besoins des agriculteurs consécutifs aux effets de la sécheresse de l’année 2003. Sa mission était d’organiser au niveau de l’Aveyron l’approvisionnement nécessaire en paille ou autres aliments pour les animaux.  

 

 Le 27 juin 2005, son Président nous répondait qu’il ne lui appartenait pas de nous les communiquer.      Mais la réponse la plus extraordinaire venait de Mme la Préfête le 22 août 2005, dixit : «  je vous informe que l’Etat se porte garant de la transparence des comptes de l’association Sécheresse 2003 mais qu’il ne m’appartient pas de vous les communiquer. » C’est « classe » d’avoir comme commissaire aux comptes le plus haut représentant de l’Etat du département !  (Surtout pour une simple association loi 1901 composée de la FDSEA, JA et FD CUMA).

Nous avons eut connaissance que la loi du 12 avril 2000 prévoit que les comptes d’associations  ayant bénéficié de subventions sont communicables, ils doivent être sollicités auprès de l’autorité publique qui a versé la subvention. C’est pourquoi nous avons sollicité dernièrement Mr le Directeur Départemental de l’Agriculture qui déclare maintenant, en avril 2006, que les comptes définitifs de l’association « sécheresse 2003 » ne sont pas encore clos !

 

 

Plusieurs questions nous traversent les neurones :

 

-Comment est- il possible que la comptabilité 2003 d’une association qui a généré plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaire ne soit pas encore close en avril 2006 ? Le suivi comptable confié à un cabinet d’expertise comptable auquel est attaché un commissaire au comptes se serait –il endormi, ou un nouveau plan comptable serait-il en application seulement en Aveyron qui permettrait un exercice comptable de 33 mois ?

 

Autres interrogations :

 -Comment Mme la Préfète, en août 2005 peut-elle écrire que l’Etat se porte garant de la transparence de  comptes qui ne sont pas encore clos au 18 avril 2006 ?

 

 

-Comment les sommes restantes ont-elles pu être partagées entre tous les adhérents si les comptes définitifs ne sont pas encore clos ?

 

 

-Pourquoi le syndicat majoritaire et les représentants de l’Etat ne sont pas des plus volontaires quand à la publication de ces comptes ?

 

 

La CR 12 consciente du travail réalisé par une grande majorité de personnes, en Aveyron et ailleurs qui ont permis l’organisation et l’approvisionnement en cet été 2003 caniculaire, ne comprend toujours pas pourquoi la comptabilité de cette association reste inaccessible.     

                                                                                 

                                                                       Francis Galtier CR12              
Par Francis - Publié dans : CR 12
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Jeudi 11 mai 2006

Un nouveau syndicat ? Pour quoi faire ?

 

 

 

Durant près de cinquante ans, notre département n’a connu que la prédominance d’un seul syndicat, avec ses qualités et ses défauts. Il a fallu attendre cette dernière décennie pour que les agriculteurs puissent enfin avoir le choix entre deux pensées syndicales très différentes. Mais le choix restait malgré tout, très restreint.

Au printemps 2004, un groupe d’agriculteurs convaincus de la nécessité d’une nouvelle représentation professionnelle a permis la création de la Coordination Rurale de l’Aveyron.

 

C’est donc une sensibilité différente sur la conception et le respect du métier d’agriculteur qui est maintenant présente dans notre département.    

 

 

La CR12 exige l’arrêt de la course effrénée à la suradministration de notre métier. L’augmentation incroyable des contraintes administratives (règlements Français et Européen) est à son maximum rendant absurde et ingérable la nouvelle PAC.

C’est un véritable parcours du combattant qui attend tout candidat à notre métier. Aucune autre catégorie professionnelle n’aurait acceptée de telles exigences, pour simplement reprendre l’activité que nos parents ont crée. En effet les difficultés pour franchir toutes les étapes rendues obligatoires par nos représentants professionnels ne font que défavoriser l’installation. Mais confortent au passage les outils nécessaires au maintien d’une pensée unique, tout en faisant fonctionner des chambres d’agricultures et les structures qui gravitent autour.

 

L’accès au foncier a toujours été, et restera, un élément capital pour notre activité ; CDOA, SAFER les obstacles ne manquent pas. Notre syndicat constate chaque jour des atteintes de plus en plus graves portées contre la propriété privée. (Au point de se demander si la « soviétisation » de notre agriculture n’est pas la véritable philosophie de nos représentants .)

 

Nous sommes conscient du danger qui guette tous ceux qui devront céder leur exploitation. Après avoir travaillé durement, l’essentiel du patrimoine d’un paysan se trouve capitalisé sur son exploitation. Ils se retrouvent par la suite avec une retraite misérable. Ils méritent d’être défendu et non ligoté ou spolié par des structures qui portent atteinte à la dignité et aux biens.  

 

La réforme de la PAC et leur fameux DPU ne sont que le fruit de la collaboration de nos représentants professionnels d’hier et d’aujourd’hui, nous leur laissons la dure tache de convaincre leurs adhérents du bien fondé de leur choix.

 

Ce n’est pas une timide simplification administrative qui est nécessaire, mais une refonte totale du cadre de notre métier.

 

 Tout cela  peut être initié qu’avec de nouveaux acteurs…

 

                                                                                                         

                                                                      Francis Galtier

                                                   Président de la Coordination Rurale de l’Aveyron

 

Par Francis Galtier - Publié dans : CR 12
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Mardi 28 mars 2006

La Chambre d’Agriculture de .................................., réunie en session le ............................. à ………………………, sous la présidence de ..............................................................

 

Délibérant conformément aux dispositions législatives et réglementaires a examiné les points suivants :

 

 

MOTION PROPOSEE PAR LA COORDINATION RURALE  31

 

Huiles végétales pures (HVP)

 

 

 

Considérant que :

 

 

·        la production et l’utilisation des HVP en circuit court ont un meilleur bilan énergétique et environnemental que la filière industrielle des huiles estérifiées ;

 

·        la production et l’utilisation des HVP en circuit court offrent un meilleur bilan économique pour les agriculteurs ;

 

·        dans la directive 2003/30, l’Union Européenne a reconnu les HVP comme biocarburants à part entière ;

 

·        la loi d’orientation agricole votée fin décembre 2005 ne retranscrit pas totalement le droit européen (cf. directive 2003/30) ;

 

·        l’utilisation des HVP comme carburant routier génèrerait une meilleure plus-value pour l’agriculteur que l’utilisation comme carburant exclusivement agricole ou pour les navires de pêche ;

 

·        la valeur ajoutée pour les agriculteurs peut-être d’autant plus intéressante que les tourteaux, sous-produits du pressage, sont valorisables non seulement pour l’alimentation animale mais aussi comme combustibles ;

 

·        les agriculteurs ne peuvent pas admettre que l’Etat s’oppose aux actions visant à développer les circuits courts pour les HVP, dont, par exemple dans le Sud-Ouest, l’initiative très médiatisée de la Communauté de Communes du Villeneuvois, de faire rouler sa flotte captive avec 30 % d’HVP en substitution du diesel.

 

 

 

La chambre d’agriculture :

 

 

·        demande la transposition totale en droit français de la directive 2003/30, comme cela est déjà le cas en Allemagne, au Danemark et en Belgique, et notamment la possibilité d’utiliser les HVP comme carburant routier ;

 

 

·        demande que la politique française en matière de biocarburants prenne également en compte la production, l’utilisation et la commercialisation des biocarburants en circuit court, largement plus rémunératrice pour les agriculteurs que la filière industrielle ;

 

 

·        demande que l'Ademe étudie de manière sérieuse la possibilité de valoriser les tourteaux en tant que combustibles ;

 

 

·        soutient toutes les expériences allant dans le sens du développement des circuits courts pour les HVP utilisées comme carburant sur moteur diesel en substitution des produits pétroliers.

 

Par sophie - Publié dans : crmidipyrenees
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Mardi 28 mars 2006

La it : Comment la FNPL-FNSEA piège les producteurs !

 

 

Encore des accords de dupes ! Depuis des mois pour ne pas parler d’années, les accords décidés au CNIEL, interprofession regroupant les industriels, les coopératives (FNSEA) et la FNPL (FNSEA), ne font que définir des baisses continues du prix du la it payé aux producteurs.

 

La FNSEA , par les propres mots de son Président Le métayer, s’est  réjouit en septembre 2005 au SPACE à Rennes d’un accord à la baisse, alors que les producteurs n'en peuvent plus de désespoir. Comment un syndicat censé défendre les producteurs peut-il se réjouir d’une telle évolution ?

 

Le CNIEL vient une fois de plus, de recommander la baisse du prix du la it payé aux producteurs pour le 1er trimestre 2006, de moins  8,9 euros /1 000 litres.

 

La baisse sur l’année 2006 se soldera au minimum à moins 9,9 Euros au mille litres. Le complément de l'Aide Directe La itière de 11 euros au mille litres pour cette année, ne sera pas suffisant pour compenser la baisse du prix du la it compte tenu des applications de flexibilité additionnelle, c'est à dire des baisses complémentaires du prix, effectuées par certaines entreprises.

 

 

Cette situation est inacceptable. Le s producteurs doivent investir de façon obligatoire dans des mises aux normes qui les ruinent, et la FNSEA est d'accord pour qu'ils financent aussi, la mise aux normes des entreprises la itières.

 

La FNPL-FNSEA complice, étrangle totalement les la itiers.

 

 

La preuve est faite, que l’interprofession la itière n’est pas aujourd’hui le lieu d’une négociation équilibrée entre les membres de la filière la itière. Il est inadmissible que les producteurs subissent constamment le chantage « acceptez la baisse des prix sinon nous diminuons la collecte. ». Nous ne sommes pas étonnés de ce la , dès 1992 la FNSEA l'avait préconisé en disant :"il faut s'adapter" !

Comment peut-on imposer une baisse de prix du la it, alors que les entreprises comme Danone voient leurs bénéfices augmenter de manière astronomique !

 

La Coordination Rurale a réagi.

 

 

Devant cette situation, pour résister à la ruineuse capacité d'adaptation de la FNSEA et pour pouvoir défendre l'intérêt des producteurs de la it, la section la it de la Coordination Rurale s’est transformée en syndicat de producteurs spécialisés. L’Organisation des Producteurs de La it, OPL, est née et a était créée pour pouvoir siéger au sein du CNIEL. Lorsque l'autorisation ministérielle sera donnée, tous les producteurs la itiers seront réellement et efficacement, entendus et écoutés.

 

 

 

Soyez en sûrs, si vous osez le changement, notre vache mettra bas d'un taureau.

 

 

Par sophie - Publié dans : CR 09
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Mardi 28 mars 2006

La Chambre d’Agriculture de Haute Garonne, réunie en session le ............................. à Toulouse, sous la présidence de Jean Claude CHIBARIE.

 

Délibérant conformément aux dispositions législatives et réglementaires a examiné les points suivants :

 

 

 

MOTION PROPOSEE PAR LA COORDINATION RURALE 31 :

 

Crise Avicole

 

 

 

 

Considérant que : La situation des éleveurs de volailles en filières organisées ou indépendants est gravissime du fait des suites de la peste aviaire,

 

 

 

 

La chambre d’agriculture demande :

 

 

·        Le report du paiement des cotisations sociales avec une prise en charge partielle par l’Etat (ou totale pour les éleveurs les plus touchés) ;

 

·        La mise en place de prêts de trésorerie à taux 0 avec la prise en charge des intérêts  par l’Etat et le cautionnement par Unigrains ;

 

·        Le report des échéances des annuités en fin de période de remboursement ;

 

·        La multiplication de l’aide de minimis par le nombre de salariés (qui détermine le niveau des charges fixes de l’entreprise), comme c’est le cas pour le nombre des associés des GAEC ;

 

·        L’exonération totale des impôts fonciers tant que durera la crise.

 

 

Par sophie - Publié dans : crmidipyrenees
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Mardi 28 mars 2006

Le 15 janvier 2006

 

 

 

Cher ami producteur éleveur

 

 

Sortons la tête de l’eau, arrêtons de nous laisser berner et réagissons

 

 

Les producteurs laitiers se trouvent de plus en plus démunis face à la baisse constante du prix du lait et aux augmentations de charges. Il est désolant que l’interprofession laitière ne joue pas son rôle pour résorber la crise grave que traversent les producteurs.

 

 

Mais il y a pire : elle contribue même à l’accentuer en permettant à « un » syndicat de se servir au passage dans les cotisations qu’elle prélève. Il faut savoir, en effet, que dans les cotisations prélevées sur les éleveurs laitiers, figurent notamment les cotisations du groupement. Or, une partie de ces cotisations est utilisée pour les frais de  fonctionnement de la laiterie, tandis que l’autre partie va directement à la fédération de groupements du département, cette fédération versant ensuite une grande partie du montant à la FNPL.

 

 

La FNPL vend les producteurs de lait auprès des pouvoirs publics français et européens. A ce titre, ses responsables participent à tous les travaux et rencontres ayant une incidence sur la production laitière française et sur le revenu des producteurs de lait. La FNPL siège dans les structures nationales (CNIEL, Onilait, Confédération Nationale de l’Elevage, Institut de l'Élevage,..) et internationales (COPA à Bruxelles, FIL). Par ailleurs, on ne peut ignorer que la FNPL constitue une association spécialisée de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles).

 

 

Il faut donc prendre conscience qu’il est très probable que vous versez de l’argent à la FNPL sans le savoir. Par ailleurs, la complexité du système dans lequel interviennent de nombreux intermédiaires rend la gestion des fonds tout à fait opaque. (à suivre …)

 

 

Nous vous conseillons donc, comme certaines personnes ont pu déjà le faire dans plusieurs régions d’adresser un courrier (voir modèle ci-joint) afin de ne plus payer votre cotisation à la FNPL.

 

 

Financer le secteur laitier, oui ! , mais financer une seule partie du syndicalisme agricole, non ! . La cotisation syndicale doit relever d’un choix positif, volontaire et non forcé. Il est inadmissible, et à vrai dire antidémocratique, que le pluralisme syndical soit ainsi mis à mal par la profession agricole elle-même. Il faut donc agir et faire réagir autour de vous. Nous  comptons sur vous.

 

 

Cordialement

 

 

Jean Luc SOUQUES

 

Eleveur Laitier et

 

Président de la CR 46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COURRIER-TYPE POUR LES PRODUCTEURS

 

 

 

Le ………………..

 

 

Monsieur ……………..

 

. ………………….

 

……………………

 

 

 

Monsieur …………..

 

Directeur achat lait

 

………………

 

 

 

Monsieur,

 

 

Par la présente lettre, je vous demande de ne plus prélever sur la cotisation                                           de         d’euros / 1000 litres, destinée à la FNPL et ce à partir des livraisons du mois de …………..200…

 

En effet, la FNPL étant une association spécialisée de la FNSEA, je ne peux concevoir de financer un syndicat par ce biais.

 

 

Dans l’attente d’une réponse affirmative de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

 

 

M…………….

 

 

Par sophie - Publié dans : crmidipyrenees
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Mardi 28 mars 2006

Les producteurs laitiers otages de la guerre des prix

 

 

 

Dans la véritable guerre des prix qui se déroule actuellement entre les coopératives et les groupes privés laitiers, les producteurs se retrouvent en position d’otages sous le feu croisé des protagonistes.

 

 

En effet, Lactalis, premier groupe laitier français, a annoncé il y a quelques jours qu’à compter du 1er mars 2005 (et donc de manière rétroactive, sans avis ni accord préalable), il ajusterait le prix du lait payé aux producteurs à celui qui est pratiqué par certaines coopératives laitières. Celles-ci ont ainsi été les premières à trahir leurs adhérents, en appliquant une nouvelle baisse de 3 euros/1000 L de lait, c'est-à-dire une baisse supplémentaire par rapport aux recommandations du dernier accord national de la « profession » sur le prix du lait, pris au sein de l’interprofession laitière en septembre 2004.

 

 

Il est inadmissible que certaines coopératives aient à ce point oublié leur mission et leurs coopérateurs, en donnant le premier signal à la baisse des prix. Il n’est pas acceptable que Lactalis impose lui aussi cette baisse, ne voulant pas faire une marge inférieure à celle des coopératives ! On s’interroge sur ce qui justifie la nécessité d’augmenter leurs marges, puisque rien n’indique que le coût du traitement du lait soit en augmentation.

 

 

Cette situation témoigne une nouvelle fois des dysfonctionnements de la filière laitière au détriment des éleveurs. Alors que beaucoup d’entre eux ont un revenu inférieur au SMIC, il est révoltant qu’une nouvelle baisse du prix du lait leur soit imposée, d’autant plus que cette situation n’est pas favorable aux consommateurs puisque, pour eux, le prix du lait ne baisse pas.

 

 

L’interprofession doit mettre fin à la guerre actuelle et se préoccuper enfin des intérêts des producteurs. Il est inacceptable que certains membres du CNIEL se rendent complices de cette situation, en siégeant comme administrateurs dans des coopératives qui ne respectent pas l’accord national. La CR réclame de rentrer dans l’interprofession laitière, afin qu’un vrai syndicat soit là pour défendre les producteurs. Espérons que, d’ici là, la solution annoncée dans les trois semaines à venir ne sera pas une nouvelle fois en leur défaveur...

 

 

 

 

Le 15 avril 2005 à 15 h 40

 

Par sophie - Publié dans : crmidipyrenees
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